Promenade du Paillon 2/Coulée verte : nos observations, questions, propositions

A la veille de l’inauguration de la Promenade du Paillon 2, nos observations, questions, propositions.

1) C’est à l’illustre architecte-paysagiste/urbaniste, Alexandre Chemetoff qu’est finalement revenue la réalisation de la Promenade du Paillon 2 qui sera inaugurée samedi (désigné à l’unanimité en 2022 par le jury avec l’architecte portugais Joao Luis Carrilho da Graça, depuis remercié par la ville).

Le concepteur et son équipe ont voulu dupliquer l’histoire des jardins de la Côte d’Azur en combinant une atmosphère naturelle – faite d’oliviers, pins, pins d’Alep, chênes verts, … qu’on trouve au mont Boron, au mont Alban – et une atmosphère où se côtoient des essences exotiques, lit-on dans la presse locale.

A l’origine ce projet reposait sur la méthode Miyawaki : M. Chemetoff a-t-il respecté, appliqué et intégré cette méthode ?

2) Pour arroser cette étendue, l’eau de pluie a été stockée dans des réservoirs et de grands tuyaux souterrains. Confiants dans le savoir-faire des concepteurs, une question légitime se pose toutefois : quelle solution alternative envisagée en cas de longue période sans pluie ou/et de sècheresse ? Par quel réseau seront alimentés les réservoirs en cas de déficit pluviométrique ? Ou à l’inverse, pour la sécurité de la population (zone inondable), en cas de pluies torrentielles, de dépassement des réservoirs, quelle redirection, quelle irrigation pour le surplus ?

3) Si beaucoup se réjouissent de cette extension, elle se justifie aussi par les objectifs initiaux, discutables, fixés et promis par la ville : faire baisser de 10 degrés la température ressentie lors des périodes de canicule, faire baisser de 20% les maladies cardiovasculaires, réduire les émissions de CO2. La Promenade du Paillon 2 demeure pourtant cernée par la pollution générée par la sortie du tunnel André Malraux de la voie Mathis, celle du boulevard Général Delfino, celle du boulevard Carabacel et celle de la rue Barla. Évitons que celle qui nous est vendue pour “forêt urbaine” ne soit mise sous oxygène alors que censée nous en donner ! C’est pourquoi nous demandons l’installation de capteurs de la qualité de l’air dans son périmètre afin de prévenir et de protéger les populations, en complément des stations de surveillance de la qualité de l’air présentes rue Arson et au Port – (voir par ailleurs notre projet de requalification de la rue Barla).

4) Le projet initial n’incluait que 250 mètres carrés. Un espace canin de 1.000 mètres carrés est à présent prévu, n’exauçant que partiellement notre demande. Nous rappelons la nécessité d’aménager des aires d’ébats sans laisse dans des plages horaires définies, pour le bien-être de nos amis qui, ne l’oublions pas, inclut le nôtre.       

Retour en haut

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture