L’engagement d’une ville habitable pour toutes et tous s’illustre aussi par l’attention portée aux animaux et plus globalement, au bien-être. Ceci implique naturellement le vivant donc l’inclusion de nos amis animaux, un combat soutenu depuis des décennies par la tête de liste Vivre Nice, pionnière sur ces questions*.
Nice compterait plus de 50.000 chiens (180.000 dans les Alpes-Maritimes). Les intégrer à la vie urbaine suppose de prévoir des espaces adaptés. Outre de nombreux parcs et jardins identifiés, l’extension de la coulée verte #2 pourrait s’y prêter… Hélas, seul UN canisite de 250 m2 y est prévu à ce jour. Insuffisant et pitoyable pour une ville se revendiquant « amie des animaux ».
Nous, comme eux, devons nous adapter à un territoire qui change, soumis à d’intenses saisons bouleversées (climat, logements passoires thermiques). Si l’hiver demeure encore doux la saison estivale, elle, s’étend devenant insupportable avec une augmentation des nuits tropicales à Nice (record de 74 pour le seul été 2025). Vivrons-nous plus souvent, plus longtemps à l’extérieur ? Rien n’est moins sûr. La climatisation ayant ses limites (émettrice de GES), nous agirons contre le confinement thermique annoncé faute d’action (voir par ailleurs nos mesures logement/transition énergétique/lutte contre artificialisation des sols et bétonnage).
Ouverture et aménagement d’horaires dans parcs et jardins et garderie canine.
Pour rendre nos jours et nos nuits supportables, nous proposons l’ouverture et l’aménagement d’horaires dans les parcs et jardins de la ville pour accueillir nos chiens.
Nous les ouvrirons tôt le matin et le soir pour leur accorder des moments ludiques, sans laisse, sous la supervision et la responsabilité de leurs maîtres. Charge pour ces derniers de respecter les lieux et leur propreté, condition sine qua non.
Combien d’entre nous, lors de vacances ou d’escapades de quelques jours, faisons face à un dilemme en devant laisser nos animaux « enfermés » (chambre d’hôtel, gîte, etc) pour assister (ou pas) – l’esprit coupable – à un concert, un festival, une exposition, voire aller dans un restaurant refusant les chiens ? Quant aux after jusqu’au bout de la nuit…, incompatibles.
Pour y répondre, nous créerons une garderie municipale reposant, d’une part, sur une plateforme numérique de réservation destinée notamment aux touristes ou aux visiteurs ponctuels et, d’autre part, sur le concours de dog-sitters locaux, bénéfique pour l’économie d’emplois indépendants.
Nos propositions à la Ville de Nice restées lettre morte. Ouvrir un espace d’ébats significatif pour nos compagnons canins dans le prolongement de la Coulée verte niçoise, fait incontestablement l’objet d’un plébiscite auprès de nos concitoyen·nes. Hélas, la seule solution proposée par la Ville de Nice est un espace de 250 m2 ! photo ci-dessous, dérisoire au regard des besoins (dans tous les sens du terme) de nos animaux. Nous sollicitons la création d’un périmètre plus grand, à déterminer de façon collégiale avec les autorités, permettant de laisser courir les chiens sans laisse, bien sûr sous le contrôle de leurs maîtres et dans le respect du lieu pour tous les usagers.

* En 2009, alors que Nice manquait cruellement d’espaces verts autorisés aux chiens et que les PV pleuvaient, souvent de façon abusive sur nos administré·es, Hélène Granouillac (présidente de l’association Terre bleue) interpellait le maire, Christian Estrosi. Elle proposa et organisa, avec trois autres associations, le premier défilé de chiens de France pour, justement, obtenir plus d’espaces dignes de les accueillir. En 2020, dès le début du COVID et l’isolement de personnes que la pandémie engendrait, elle mit en place un service de sorties canines pour personnes isolées et/ou hospitalisées (photo, ci-dessous). Indéniablement, le vert offre un bénéfice sanitaire, santé mentale et physique, tant pour les humains que pour les quadrupèdes (cf. études scientifiques). Seize ans plus tard, le temps semble nous avoir donné raison. C’est toujours dans ce même état d’esprit que s’inscrit notre mesure d’ouverture à plus d’espaces.




