2026, année de tous les dangers ? Quand vous mettrez votre bulletin dans l’urne… pensez-y.

A l’heure où le président de la première puissance mondiale, faible avec les forts et fort avec les faibles, assène et démontre (!) qu’il n’a « pas besoin du droit international », demandons-nous comment et où tout cela a commencé. Sans doute dans les esprits, dans des media d’opinion et leurs occultes puissants réseaux tentaculaires (tech, finance, édition, presse, éducation), forgés et nourris au mielleux et long chant de promesses, d’incohérences consternantes, de cynisme sidérant.

Si vous aussi, dans votre ville, dans votre campagne, dans votre quartier, sur votre palier refusez la xénophobie, le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, pensez-y quand, demain, vous serez dans l’isoloir.

Depuis quand ne peut-on plus aimer ou être fier·e de son pays, de son coin de terre sans l’insupportable suspicion de verser dans un nationalisme rance ? Le monde, nos sociétés se sont construites sur la rencontre, par la longue marche, la traversée et la découverte de continents, le partage d’expériences, d’apprentissages et, certes hélas aussi au prix de guerres effroyables mais pour, en somme, n’aboutir qu’à nos échanges de savoir, de culture, de cuisine, de mixité, ilots d’humanité et de fraternité sans lesquels nous ne sommes rien, sinon des barbares.

Pour vaincre les usurpateurs, les imposteurs, les tenants d’un nouvel ordre mondial avides de pouvoir, de ressources, d’expansionnisme agressif, tentés par une internationale suprémaciste, virisliste et néo-théocratique drapée dans les fallacieux habits d’une pseudo démocratie et d’un droit vassalisé, nous devons nous unir.

Nous, insaisissables car indiscernables, bigarrés, chamarrés, mélangés peuples pluriels, ne représentons à leurs yeux qu’un malléable moyen pour parvenir à leurs fins. C’est ignorer la puissance et la force qui nous animent face à l’inacceptable, limite que nous avons atteinte.

Quand vous mettrez votre bulletin dans l’urne, n’oubliez pas qu’un jour vous pourriez devenir ce sujet désigné, bafoué, voué aux gémonies.

Nos différences demeurent une insondable source de richesse et de vie.

Quant à l’altérité, elle est le plus précieux fondement de nos sociétés et l’inestimable miroir de notre humanité.

Hélène Granouillac

Retour en haut

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture