Nous étions présentes à la cérémonie d’hommage (Hôtel de Ville de Nice 23.01) rendu à la jeune femme abattue avant-hier aux côtés de son bébé de 7 mois. L’unité a prévalu afin de nous recueillir au-delà de tout clivage partisan, dans la dignité pour la disparue, pour ses proches et dans l’attente de l’arrestation de l’auteur de cet assassinat lâche et abject.

Rappel des faits. Hier, mercredi 21 janvier vers 18 heures, une jeune mère de famille âgée de 23 ans circulait en voiture avec son bébé de sept mois sur le siège passager, lorsqu’elle a été abattue par balle, au croisement de l’avenue Henri Matisse et du boulevard Napoléon III. Atteinte par une dizaine d’impacts tirés à bout portant à travers la vitre du véhicule, le nourrisson n’a pas été touché. Une enquête pour meurtre aggravé a été ouverte par le parquet. Le suspect reste pour l’heure activement recherché.
La protection due aux femmes victimes de violence ne se limite pas à mettre à disposition des moyens matériels, un foyer ou un hôtel quand le mal est fait. Minimiser, sous-estimer, différer peut être fatal. Si pourvoir un toit contribue sans aucun doute à soulager, à réconforter, la réponse de notre société en prise avec diverses formes de violence(s) doit désormais être intransigeante, infaillible oserait-on ajouter. C’est ce à quoi la liste vivreNice s’emploiera. En mettant en exergue la notion de care, nous proposons un nouveau contrat social qui irriguera la cité dans toutes ses manifestations.
Prévenir et protéger les victimes des violences intrafamiliales c’est sauver des vies.
Ce contrat implique un dialogue basé sur la concertation, l’échange dans tous les quartiers avec les riverain·es, les acteurs sociaux, le personnel enseignant, les commerçant·es, incluant la sécurité, la prévention, la sanction quand nécessaire.
Donner la parole en amont permet de stopper le poing avant qu’il ne brise verbalement, psychologiquement, physiquement, définitivement un être.
Parmi nos engagements, nous :
- renforcerons les liens avec les associations spécialisées, avec l’Etat, les forces de l’ordre, les soignant·es
- formerons des agents municipaux (accueil mairie, CCAS, police municipale, enseignants, animateurs)
- nommerons un·e référent·e « violences faites aux femmes »
- soutiendrons les victimes en apportant un soutien psychologique, juridique, social.
Dans vivreNice il y a vie.
La violence à l’égard des femmes est la violation des droits de l’homme la plus honteuse et, sans doute, la plus répandue – Kofi Annan


